Bilan Délinquance

Bilan délinquance 2009

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1. L’évolution de la délinquance en Pyrénées-Atlantiques

1.1. L’évolution de la délinquance générale

En 2009, la délinquance générale régresse légèrement dans le département de -0,86 % par rapport à 2008, le nombre de faits constatés s'élevant à 27 977 au lieu de 28 221 en 2008.

La qualité du travail des forces de l’ordre doit être soulignée. Faisant preuve d’une grande vigilance et d’une présence renforcée sur le terrain, les forces de police et de gendarmerie obtiennent des résultats satisfaisants.

Le bilan entre 2001 et 2009 est très positif, puisque le nombre de faits constatés passe de 34 660 en 2001 à 27 977 en 2009 dans les Pyrénées-Atlantiques. Ces huit dernières années, la délinquance générale du département a baissé de – 19,28 %. Sur ces huit années, six années ont connu une baisse de la délinquance et deux années une augmentation.

Pour l'ensemble des services de police (sécurité publique, police aux frontières et police judiciaire), cette baisse est de -17,52 % et en zone gendarmerie de -25 % .

En 2009, le taux de délinquance du département est de 43,93 pour 1 000 habitants, ce qui place les Pyrénées-Atlantiques au 52° rang sur 96 départements (par ordre croissant de délinquance). En 2001, ce taux s'élevait à 53,62 ; en 2007 il était de 44,95. Ce taux de délinquance s'est amélioré de 10 points en huit ans dans le département alors que la population n'a cessé de croître.

Evolution marquante au cours de l'année 2009 par rapport au même mois de 2008 :

  • Une délinquance plutôt stable est à observer sur les premiers mois, puis une hausse à partir du mois du mai et enfin une baisse sur les quatre derniers mois ; le pic de la période estivale (juillet, août) dû à la fréquentation touristique du département, phénomène récurrent, est cette année encore très marqué.
  • Cette évolution est due essentiellement à l'augmentation de la délinquance de proximité qui représente 42,3% de la délinquance générale contre 39,5% en 2008.
  • La délinquance de proximité dans le département se caractérise par une baisse des vols de deux roues, des vols d'automobiles et des dégradations (respectivement de -12,24% ; -10,5% ; -8 %) et par une augmentation des cambriolages (22,5 %) et des vols dans les véhicules (24,4 %).
  • La délinquance financière dans le département se caractérise par une baisse de -9,87 % (chèques volés, escroqueries...)

1.2. La répartition territoriale de la délinquance générale

En 2009, on observe des situations variables au sein du département : en zone de gendarmerie nationale, la délinquance diminue de -0,29 % avec 6 130 faits contre 6 148 l'an dernier ; en zone de sécurité publique, la délinquance générale augmente très légèrement de +0,07 % avec 19 779 faits contre 19 765 comptabilisés l'an dernier.

 

2 . L’évolution de la délinquance de proximité en Pyrénées-Atlantiques

2.1. La tendance annuelle départementale

La délinquance de proximité dans le département enregistre une augmentation de 6,10 % en 2009 avec 11 838 faits constatés, soit 681 faits de plus que l'an dernier. En 2009, la délinquance de proximité représente 42,3 % de la délinquance générale, contre 39,5 % en 2008. Toutefois, sur la période 2001-2009, le bilan du nombre de faits constatés de voie publique s'avère très positif : -29,3 %. Sur cette même période, on enregistre une baisse de 23,6 % pour l'ensemble des services de police (sécurité publique, police aux frontières et police judiciaire). En zone gendarmerie, cette baisse est de 48,2 %.

2.2. La tendance mensuelle et territoriale

Comme pour la délinquance générale la délinquance de proximité dans le département connaît un pic durant la période estivale (de juin à septembre). A titre d'exemple, alors que la moyenne mensuelle du nombre de cambriolages dans le département s'élève à 186, sur la période juin/septembre on enregistre 202 cambriolages par mois. De même, alors que la moyenne mensuelle des vols dans les véhicules dans le département s'élève à 297, sur la période juin/septembre on enregistre 374 vols dans les véhicules par mois.

La délinquance de proximité augmente, en zone de gendarmerie nationale, de 1,42 % (avec 1997 faits commis contre 1 969 en 2008) et en zone de sécurité publique, de 7,22 % (avec 9 833 faits commis en 2009 contre 9 171 en 2008).

2.3. La répartition catégorielle

La délinquance d'appropriation à but pécuniaire (essentiellement les vols dans les véhicules et les cambriolages) augmente alors que les vols de deux roues, vols d'automobiles et dégradations baissent nettement (respectivement de -12,24% ; -10,5% ; -8 %)

  • Vols dans les véhicules : 3 574 faits en 2009 soit 703 faits de plus qu'en 2008
  • Cambriolages : 2 242 faits commis en 2009, soit 412 de plus qu'en 2008

Cette tendance se retrouve au niveau national.

Les vols dans les véhicules sont toujours liés à la présence de matériel de valeur visible à bord des véhicules.

Les cambriolages commis en 2009 sont généralement limités par le montant de leur butin. Ils sont commis très rapidement dans des conditions qui les facilitent. Il n'en demeure pas moins que c'est un type de délinquance traumatisant pour les victimes. Le développement des cambriolages est dû à des équipes itinérantes et à des délinquants d'habitude locaux.

2.4. Plan d'actions de l'année 2009

Cette évolution a conduit à mettre en place un plan d'actions en cours d'année pour lutter plus efficacement contre les cambriolages :

  • Une cellule de lutte anti-cambriolage a été créée en septembre 2009 permettant aux services de sécurité police et gendarmerie, de mutualiser leurs moyens et de renforcer leur action en la matière.
  • L'efficacité de « l'opération tranquillité vacances » durant les congés d'été a incité le Gouvernement à prolonger à toutes les périodes de congés scolaires, et ce, dès les vacances d'automne 2009, ce dispositif désormais appelé « opération tranquillité absence ». Les particuliers sont invités à signaler leur absence auprès du commissariat ou de la brigade de gendarmerie la plus proche en complétant une fiche de renseignements.
  • Des contacts réguliers ont lieu avec des élus, des représentants des Chambres de Commerce et d'Industrie et des commerçants, à l'initiative des services de gendarmerie, afin de développer des actions de prévention appelées « vigicommerce » auprès des intéressés (rappel de conseils de comportement, distribution plaquettes, information par mail).
  • Les échanges avec les services de police et de gendarmerie des départements limitrophes se sont multipliés.

 

3. Les infractions révélées par l'activité des services (IRAS)

En 2009, les infractions révélées par l'activité des services représentent 14,3 % de la délinquance générale, contre 16 % en 2008. Le nombre des IRAS passent de 4 521 en 2008 à 4006 en 2009, soit une baisse de -11,39 %. Parmi celles-ci, on note que les infractions à la législation sur les stupéfiants enregistrent une baisse de 20,7 % (de 1 672 en 2008 à 1 326 en 2009). De même et comme en 2008, les délits à la police des étrangers sont en baisse de 5,62 % (de 2 012 en 2008 à 1 899 en 2009).

 

4. L’évolution des violences aux personnes

En 2009, les violences aux personnes représentent 9,10 % de la délinquance générale, contre 8,4 % en 2008. Les violences aux personnes sont au nombre de 2 548 en 2009 pour 2 366 en 2008, elles augmentent de 7,69 %. Toutefois, en zone gendarmerie, les violences aux personnes sont en diminution de -0,16% avec 637 faits constatés, alors qu'en zone de sécurité publique on comptabilise 1 911 faits en 2009, soit +9,11 %.

Le problème des violences en milieu scolaire est peu caractéristique du département.

Parmi les violences aux personnes :

  • les violences physiques (non crapuleuses), perpétrées essentiellement au sein du milieu familial représentent 56,5%
  • les violences physiques dans un but d'appropriation représentent 15,8%
  • les menaces de violences représentent 21 %
  • les violences sexuelles représentent 6,7 %.

 

5. L’évolution du taux d'élucidation

En 2009, le taux d'élucidation du département atteint 41,60 %, ce qui est supérieur au taux national qui est de 37,70 %. A noter que ce taux est constamment supérieur à 40 % depuis 2005 dans le département. Le taux d'élucidation est de 32,28 % pour la sécurité publique, et de 52,89 % pour la gendarmerie.

Les gardes à vues sont en baisse de 13 %, on comptabilise 4 658 gardes à vue en 2009 contre 5 359 en 2008.